Commençons par ce que l'on pourrait appeler l'assassinat du vampire. Ou comment Dracula doit se retourner dans son cercueil, il faudra penser à brancher une dynamo on pourrait récupérer pas mal de courant. Certains penseront défendre l'histoire en prétendant à une réécriture du mythe. Soit c'est peut être le cas dans le bouquin, s'y est peut être bien fait. Mais dans ce film on frôle le ridicule. Donc nous sommes face à un film de vampire, avec autre chose qu'un vampire. On nous apprend au fil du film que : les vampires ne craignent pas la lumière du jour. En fait quand le Soleil apparait leur peau adopte un charmant reflet diamant (dont l'effet spécial du film est... raté, ça ressemble plus à du "je me colle des paillettes sur la peau"...). Et c'est super beau parce que les vampires sont des prédateurs et que tout est attirant chez eux, sic. Sinon bien sur ils boivent du sang, mais avec des canines qui ressemblent à des dents de lait, elles ne sont même pas proéminente, il n'y a même pas un plan un peu insistant pour nous préciser ce mode d'alimentation propre au caïnite. Dernier point : les pouvoirs magique, oui les vampires ont des pouvoirs magique, mais là le "père vampirique" n'a pas le même que ses fils ou ses filles, qui ont tous un pouvoir différents. Il y a peut être une bonne raison dans le bouquin, mais ici peanuts. Tout ça pour dire que le mythe du vampire revisité ici nous donne un surfeur californien pâlichon, qui boit le sang de bambi, parce que il ne mange pas d'humain, et vu le jeu d'acteur on ne se demande pas ou est passé sa planche.

Passons au film lui même maintenant, ça ne va pas être triste non plus. Long de deux heures environs. Mais long. L'histoire elle même se met vite en place, une jeune fille part vivre chez son père dans une région reculée et brumeuse, alors que sa mère et son beau-père partent faire je ne sais quoi ailleurs. Bon la gamine ça ne l'enchante pas, mais comme elle est mignonne, le premier jour au lycée se passe bien et elle se fait plein de copains. Mais juste parce qu'elle est mignonne, elle passe son temps à tiré la tronche. Ah et elle apprend qu'il y a un groupe super cool mais super mystérieux d'ados comme elle adopté par un docteur du coin. D'ailleurs ils sont bizarre les filles sortent avec les garçon de ce groupe. Bon il ne sont pas biologiquement frère-sœur mais c'est bizarre. Il n'y a que Edward le beau-gosse du groupe qui semble seul, et il a des cours en commun avec elle. Et puis bon ces deux là joue au chat et à la souris, avant qu'elle ne se rende compte que le gars est un vampire, comme sa famille en fait. Et on a pendant une heure et demi du "je t'aime moi non plus" du "embrassons nous en nous roulant dans l'herbe" et du "mais je suis le méchant vampire alors c'est dur, et puis je réfrène mon envie de te bouffer parce que je suis passé au régime bambi mais c'est dur". Ca devient vite lassant. On pense avoir affaire à une histoire d'amour complexe, on sombre dans tout ce qu'il y a de plus cliché des films américains à l'eau de rose. Il y a peut être ça et là de bonne idées, mais elles sont noyées sous un flot de mièvreries, que même les séries pour ados évitent.

Parlons du côté mystique du film. Ben oui il n'y a pas que les vampires au régime bambi, il y a aussi les gentils indiens, parqués dans leur réserve, mais qui ont tout captés depuis des années, qui ne disent rien. En échange les vampires bouffe du bambi et évite la réserve pour pas embêter les gentils indiens. Ca parait gros dit comme ça, mais imaginez ça mis en scène tel quel. Et puis il n'y a pas que ça, les vampires mangeurs de bambi sont tellement vachement plus mieux et plus fort qu'ils jouent au baseball que quand il y a de l'orage, parce que ils font un bruit de tous les diables à taper dans la baballe. Et c'est là que les méchants arrivent. Oui parce que l'heure et demi d'avant on croit que c'est une bête sauvage qui attaque des hommes, les mord et les vide de leur sang. Nan c'est les méchants. Et on sait qu'ils sont méchants parce que ben il marche pied nu et ressemble à des hippies (arg saleté de hippies ! ). D'ailleurs ils captent que la copine d'Edward (vous savez le surfeur californien pâle qui a égaré sa planche) c'est pas une vampire parce qu'elle sent l'humain. Et là on se dit ça y est le film va (enfin) démarré. Donc le vilain traque la fille (mais 5 minutes) la retrouve, se fait casser la gueule en deux seconde par le copains pas content. Au passage le méchant la mord pour la transformé en vampirella. Mais le copain pas content intervient et aspire le venin qui transforme les gens en vampire (oui mais c'est un vampire lui aussi et pour ça il la mord... cherchez l'erreur). On termine sur un gentil bal de promo et tout est bien qui fini bien.

Le jeu d'acteur quand à lui est aussi bon que... Bon il est vraiment pas terrible : une jeune ado qui tire tout le temps la tronche, un héros mystérieux parce qu'il plisse les sourcils tout le temps. Les méchants qui font "Grrr" face aux gentils. Et une mention spécial pour un des vampire gentils, passé récemment au régime bambi "il a toujours l'air de souffrir" nous dit-on dans le film. En fait il a plutôt l'air d'avoir lui aussi perdu sa planche de surf...

Donc un film plat, avec une morale limite : du puritanisme PAM (Pas Avant le Mariage), des gentils vampire qui doivent se nourrir de bisounours et pas de bambi en fait. Des méchants en cartons, qui bouffe aussi du bisounours (mais sans le savoir). Des effets spéciaux vraiment pas terrible. Un scénario emberlificoter dans les clichés. Des indiens gentils mais dans leur réserve (faut pas déconner). Et deux heures de temps perdu. Vous voulez du film de vampire avec une romance impossible ? Allez même Blade 2 fait l'affaire face à ce truc. Vous voulez un vrai bon film de vampire tiré d'un vrai livre à succès (même d'une série à succès) ben regardez "Entretien avec un Vampire".

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